Snake year

The end

L’année 2025 a touché à sa fin dans une lenteur et une douceur de vivre profondément appréciables. Elle aura été une année charnière, une année de transition silencieuse mais déterminante dans la construction de mon futur. Beaucoup de changements s’y sont opérés, presque imperceptiblement, avec une grande douceur.
J’ai commencé cette année par une décision importante dans mon quotidien professionnel : celle de quitter le long courrier pour revenir au moyen courrier. Aujourd’hui, je sais avec une grande certitude que c’était la bonne chose à faire pour ma santé mentale et pour mon corps. Ce choix m’a permis de reprendre de l’espace, de respirer, de prendre du recul.

J’ai pu réfléchir à mes priorités, à la vie que je souhaitais réellement mener, à cette quête d’harmonie et de bonheur qui me guide désormais.
Cette année m’a permis de sortir peu à peu de cette spirale infernale de flou constant dans laquelle mon esprit était enfermé. Ce brouillard épais qui stagnait dans mes pensées depuis mon départ de la Corse fin 2022.
Une fois sortie de ce brouillard, j’ai terminé cette année en prenant une autre décision qui a littéralement changé ma vie. J’ai repris mes études en Médecine Traditionnelle Chinoise. Meilleure décision EVER. Je vous en reparlerai dans un prochain post promis.


J’ai compris que le soleil se trouvait toujours au-dessus du ciel gris.
Qu’il suffisait parfois de lever la tête, d’oser regarder au-delà.


Cette année, j’ai aussi pris du recul sur l’un des plus grands chagrins de ma vie. J’ai commencé à comprendre qu’il fallait accepter de digérer la rancœur. Cesser de la ressasser encore et encore, au risque de continuer à s’enfoncer dans ses propres abîmes.

Ce que 2025 m’a appris
Little poem

Elle m’a appris la douceur.
La douceur envers moi-même.
J’ai appris qu’il était temps de retrouver la fierté envers moi.
Celle du chemin parcouru, de tout ce que j’ai traversé pour en arriver là où je suis aujourd’hui.
J’ai appris qu’il fallait vivre chaque instant dans le présent, faire les choses pour soi, sans se forcer, sans se trahir.

J’ai appris que le corps sait.
Qu’il ressent tout.
Qu’il stocke nos maux, nos pensées négatives, nos chagrins, nos douleurs, nos frustrations, nos interdictions et tous les jugements que nous portons contre lui.

Alors j’ai appris à m’aimer telle que je suis.
Avec mes failles.
Avec mes fragilités.

J’ai appris à ralentir.
À prendre le temps de faire les choses, sans précipitation, pour ne pas maintenir mon système nerveux en état d’alerte permanent.
J’ai appris à me désamorcer du mode survie.

Cette année, j’ai laissé à mon corps le temps de vivre.
Le temps de se remettre de ces dix dernières années.
Je l’ai laissé intégrer tout ce qu’il a traversé durant ma vingtaine, pour le préparer doucement à accueillir les dix prochaines années, que j’espère encore plus belles que celles que je viens de vivre.

Je suis profondément reconnaissante pour toutes les aventures que la vie m’offre depuis tant d’années.
Et j’ai tellement hâte de découvrir ce que l’avenir me réserve.

Je le sens.
Ça va être magnifique.

Shannen

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